Entretien avec Arthur Cohen

Entretien avec Arthur Cohen, coach assistant du Viteos NUC et membre du staff de l’équipe nationale allemande.

Dans le cadre de notre série sur le staff du Viteos NUC pour la saison 2025/2026, après notre entretien avec Matteo, c’est au tour de Arthur Cohen, qui fera sa première saison avec l'équipe du Viteos NUC.

Arthur fait partie du staff de l'équipe nationale allemande et avait un été bien chargé. Au début de l'été, il a participé à la prestigieuse compétition internationale, la VNL. L'équipe a ensuite enchainé avec les matchs de qualification en vue du Championnat d’Europe, l’EuroVolley 2026.

Enfin, comme Matteo, il s’envolera pour la Thaïlande, pour le Championnat du Monde 2025!


Arthur, tu fais partie du staff de l’équipe nationale féminine d’Allemagne. Depuis quand occupes-tu ce rôle et quelles sont tes missions principales au sein du staff ?

Je suis avec l’équipe nationale féminine d’Allemagne depuis cet été. L’été dernier je travaillais pour l’équine nationale féminine de Slovénie. Mon rôle est celui de statisticien et entraineur assistant. Je m’occupe principalement de préparer toutes les données sur nous et tous nos adversaires. Et entre périodes de compétitions, je m’occupe surtout d’étudier notre jeu, afin de voir ce que l’on doit améliorer. Et j’aide aussi à la réalisation des entrainements.


Combien de personnes composent le staff de l’équipe nationale ?

Nous sommes 7 : Coach, coach-adjoint, coach assistant, statisticien, préparateur physique, kiné et Team manager. Et sur les compétitions, nous avons un docteur qui se joint au groupe.


L’équipe nationale allemande a récemment participé à la Volleyball Nations League (VNL), l’une des compétitions majeures du calendrier international. Vous avez terminé dans le top 8 : peux-tu nous parler de cette compétition ? Qu’est-ce que tu aimes (ou pas) dans ce format ?

Ça a été un super résultat, et presque inattendu étant donné que c’était la première compétition avec le nouveau staff, et c’est tout simplement le meilleur résultat jamais obtenu en VNL par l’Allemagne, donc ça ne pouvait pas mieux commencer. C’est une compétition très particulière car tu joue contre presque toutes les meilleures nations au monde, donc tous les matchs sont très relevés.

Les aspects positifs et négatifs de cette compétition sont un peu les mêmes. D’un côté, la plupart des étapes se jouent dans des pays exotiques, donc ça permet de découvrir pas mal d’endroits, avec des super ambiances, et assez différentes selon les pays. Et le calendrier est extrêmement chargé (4 matchs en 5 jours, sur 3 différentes semaines de compétition), donc on joue sans arrêt des matchs très relevés, ce qui super d’un point de vue volleyball.

Par contre, le fait de tellement voyager est assez pesant, surtout avec les longues distances. Nous avons enchaîné Brésil-Serbie-USA-Pologne, avec 1 semaine entre chaque compétition. Et encore, l’Italie a dû enchaîner Brésil-Chine, soit presque 12h de décalage horaire. Et jouer 4 matchs en 5 jours fait que nous n’avons presque pas de temps pour préparer les matchs, donc ce sont des semaines ou les membres du staff dorment assez peu.


Quel effet ça fait de vivre un événement aussi prestigieux que la VNL de l’intérieur, au plus près des joueuses et des grandes équipes mondiales ?

C’est une super expérience. Tout d’abord, de part l’ambiance qu’il y a.  Par exemple, jouer à Rio contre le Brésil devant 10.000 personnes est vraiment quelque chose d’unique. Et jouer contre les meilleures équipes et joueuses du monde est aussi un apprentissage constant, car ça t’oblige à trouver les détails qui peuvent faire la différence. Et partager ton quotidien avec certains des plus grands entraîneurs et professionnels du monde enrichit énormément.


Quel est le programme de l’équipe nationale pour la suite de l’été ? Quels sont les objectifs à court terme ?

Nous venons de jouer la semaine dernière contre la Suisse en match de qualification pour l’EuroVolley 2026. Ça m’a donné par là l’occasion de rencontrer Alix et Charlotte. Demain, nous partons aux Pays-Bas pour préparer la Coupe du Monde, et dans 10 jours nous partons pour la Thaïlande, donc emploi du temps assez rempli.
En battant la Suisse, nous nous sommes qualifiés pour l’EuroVolley, donc rempli un des objectifs. Pour la Coupe du Monde, l’objectif est de se qualifier pour les 8èmes de finale, ce qui devrait être à notre porter. Et on aimerait aller plus loin, mais pour cela il va falloir battre la Pologne ou l’Italie, ce qui est un très gros challenge, mais on espère pouvoir être présents le jour J et aller le plus loin possible.


Merci Arthur pour cet échange ! On te souhaite plein de réussite pour la suite de ton été, et on se voit bientôt à la Riveraine !

Merci. J’ai vraiment hâte de connaitre l’équipe et de commencer la nouvelle saison à Neuchâtel. A très bientôt à la Riveraine !


Crédit photo: CEV